Les sclérophytes (plantes coriaces)
Les sclérophytes présentent une dominance des tissus durs, la stratégie étant de réduire la perte en eau. Elles réduisent au maximum leur surface évaporante pour assurer le maintien sans la turgescence des cellules.
- Organes végétatifs coriaces
- Au niveau des feuilles. La cuticule s'épaissit considérablement, les tissus de soutien se développent, les stomates sont souvent localisés dans les replis foliaires. Le limbe devient étroit et a tendance à s'enrouler comme chez les Graminées. La réduction peut aller jusquà l'aphyllie ;
- Au niveau des tiges. Le développement des tissus lignifiés est intense et le rhytidome devient épais ;
- La spinescence. Ce caractère n'est pas l'apanage des végétaux xériques, mais ces derniers présentent très souvent un revêtement épineux ce qui donne au paysage un aspect caractéristique : les forêts à épineux, les steppes à épineux, les caatingas... On distingue des épines vascularisées, homologues de rameaux courts, de pétiole, de limbe ou des stipules et des formations superficielles non vascularisées qui sont des aiguillons. De nombreux palmiers sont recouverts d'aiguillons. Les Euphorbes cactiformes montrent régulièrement deux épines de valeur stipulaire tandis que les Cactacées développent au niveau de l'aréole un nombre indéterminé d'aiguillons. Les Broméliacées les plus xérophyles montrent des feuilles étroites, coriaces, munies d'aiguillons vigoureux, disposés dans deux sens opposés.
- Adaptations anatomiques
- Épiderme à cuticule épaisse, cireuse et luisante (limitation de la transpiration) ;
- Protéction des stomates par différents dispositifs (stomates dans des cryptes pilifères, tissu bulliforme permettant l'enroulement de la feuilles, poils gardant une atmosphère humide...) ;
- Sclérification abondante.
exemples : Laurier rose, olivier, bruyère, oyat...
Illustration Sabine Hennequin