Lianescence
Les lianes sont des végétaux terrestres, grimpants, pour la plupart héliophiles (qui recherchent la lumière), pourvus de dispositifs morphologiques (longues tiges, dispositifs d'accrochages, etc...) et anatomiques leur permettant d'élever leur appareil végétatif jusqu'à un niveau favorable à leur développement (jusqu'à la cime des grands arbres de la forêt dense humide où les feuilles s'étalent et le s'épanouissent). Il existe des lianes ligneuses et des lianes herbacées.
Elles sont réparties dans de très nombreux groupes en pays tropicaux. Cependant certaines familles sont essentiellement lianescentes : Vitacées, Curcubirtacées, Convolvulacées, Dioscoreacées, Passifloracées etc...
- Lianescence sensu stricto
- Hémi-épiphytisme secondaire (perte de la connexion avec le sol).
Caractères adaptatifs morphologiques
- Longueur démesurées des tiges : certains palmiers comme les rotangs peuvent atteindre 300 m. Les tiges possèdent souvent un aspect rubanné ou torsadé ;
- Organes passifs : dans certains cas les tiges et les rameaux s'appuient sur le support en se disposant de manière particulière (coudes ou angles droits) : ce sont des lianes sarmenteuses. Parfois des dispositifs différenciés tels que crochets, aiguillons ou épines permettent passivement l'accrochage (ex certains accacias). Ils caractérisent les lianes grappinantes ;
- Organes sensibles : ils peuvent être, des organes irritables s'enroulant activement autour du support (pétiole irritable des Clematis), des crochets irritables qui continuent à s'épaissir au contact du support ou des vrilles, soit enroulées dans un plan (bauhinia) soit en hélice (Cucurbitacées). On distingue, des vrilles caulinaires, homologue d'axes végétatifs (Cissus) ou inflorescentiels (Passiflora), des vrilles foliaires (l'extrémité du limbe des Gloriosa) et des vrilles-racines (vanille) ;
- Tiges volubiles : toute la tige s'enroule autour du support (aristoloche). Ce dispositif est très fréquent ;
- Racines adventives : chez les Aracées: philodendron, monstera, etc..., les moracées (Ficus repens) où des gouttelettes visqueuses émises par les radicelles forment un ciment caoutchouteux.
Dans un même groupe systématique la lianescence peut se réaliser par divers moyens.
Parmi les exemples les plus classiques de nos régions, nous citerons :
- le lierre : racines crampons ;
- le houblon : plante volubile (dont la tige s'enroule) ;
- la clématite : pétiole et pétiolules des feuilles composées dits "irritables", qui s'enroulent dès qu'ils sont en contact avec un support (rameau, grillage...)
- le pois de senteur : l'extrémité des feuilles se prolonge par une vrille;
- la passiflore : des ramifications latérales sont transformées en vrilles.